Laissez moi vous expliquer très simplement pourquoi, en juin 2026, je vous dis que c’est François Hollande qui sera réélu Président de la République en mai 2027.

Tout d’abord, posons les hypothèses :

Trois candidats peuvent passer la barre du 1er tour :

  • Monsieur Mélenchon,
  • Le candidat RN (on saura bientôt – le 7 juillet il me semble – qui de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella portera les couleurs du Parti. Ça ne change rien au résultat.)
  • Le candidat X.

Pour que le Candidat X passe la barre du 1er tour, il lui faut :

  1. soit dépasser le Candidat RN, hypothèse assez compliquée, il faut atteindre les 25-30% des voix au 1er tour,
  2. soit dépasser Monsieur Mélenchon (là, il faut sans doute un pourcentage de voix un peu plus faible, disons 15-20%).

Le 1er cas de figure est hautement improbable. Qui, à Droite ou au Centre-Droit pourrait faire un tel score ? Personne. A la rigueur, Nicolas Sarkozy pourrait l’envisager mais les aléas judiciaires vont totalement l’empêcher de se présenter.

Le 2nd cas de figure est plus envisageable : il faut trouver un « Candidat X » qui soit de Gauche, et qui prenne suffisamment de voix sur son centre – gauche et sur son extrême – gauche pour augmenter son score et vider les scores de ses potentiels concurrents e gauche, Monsieur Mélenchon en tête.

Quel « Candidat X » peut obtenir cet effet ?

Monsieur Gluksman ? Non, il a le niveau de charisme de Madame Pécresse. Ils ont peut-être des talents, mais pas celui de tribun capable d’emporter les foules.

Marine Tondelier : non plus. Et elle attend un heureux événements pour le printemps prochain, ça l’empêche de faire campagne (et de faire un très mauvais score).

Fabien Roussel : il est surement gentil, mais il n’a pas de charisme non plus.

Les candidats d’extrême-gauche : je ne les cite que pour mémoire, ils ne font peur à personne, électoralement parlant.

Attal : il est trop centre-gauche pour piquer des voix LFI ou gauche extrême.

Olivier Faure : plus transparent et insipide, ça n’existe pas.

Non, il faut un ténor de la gauche, avec un appareil politique à son service (le PS et ses relais d’élus nombreux partout en France), connu de tous les Français, reconnu sur la scène internationale, qui soit un peu rassurant pour sa gauche (quelqu’un qui a déjà donné des gages de sérieux et de gauchisme), et – last but not least – qui ait envie de se battre et soit capable réellement de mener une campagne présidentielle jusqu’au bout (c’est un combat de très haute intensité !)

Il n’y en a qu’un, c’est François Hollande.

Il rassurera à Gauche et au Centre gauche, vidant l’électorat Attal – écolo – PC de leurs voix, piquant même de nombreuses voix à Mélenchon (tous les électeurs de gauche qui ne vote pour LFI que part défaut, par vide du spectre politique de gauche). Il est en mesure ainsi de dépasser que quelques dizaines de milliers de voix Monsieur Mélenchon, par un jeu de vase communiquant. Juste ce qu’il faut pour réduire le score de Monsieur Mélenchon de quelques petits pourcents, et d’augmenter le sien d’autant.

Et être ainsi au second tout, assuré de gagner ou presque face à un Bardella / Marine Le Pen.

Bien sûr, jouer les « Madame Irma, voyante extralucide » n’est pas sans risque à près de 300 jours des élections. Tant d’événements peuvent survenir. Mais ce scénario est néanmoins possible. Je dirais même « fortement envisageable ».